Vous êtes arrivé à destination.

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Pour être prévenu, il suffit de me mettre dans vos blogs préférés.

> Les Pubs sont acceptées, les commentaires inutiles aussi. Mais je préfère de loin des commentaires intéréssants à lire, même des critiques. Surtout celles ( ou ceux ) qui savent de quoi elles ( ils ) parlent. N'hésitez pas à me poser toutes sortes de questions. J'y répondrai volontier.

> A chaque fin de chapitre, vous trouverez un lien vers une vidéo. Pas essentiellement Tokio Hotel. Ma fiction les fera entrer en scène, mais il, ne faut pas oublier que l'histoire ne tourne pas autour d'eux. Vous pouvez aussi laisser un commentaire sur les vidéos. Enfin sur tout ce que vous voulez quoi.

> Je tenais aussi à préciser que je joue pas le rôle de blog officiel ou autre site d'informations concernant le groupe. Moi j'suis toujours au courant 3 semaines après l'évènement. Donc vos petites questions comme ça, je suis désolée mais y'a desfois ça sera pas possible pour moi d'y répondre.

> Et pour toutes les autres questions, et bien vous avez quartier libre. Si vous pouviez éparpier vos commentaires sur différents articles aussi ça serait pas mal. et puis n'hésitez pas à en mettre plusieurs heiin. Ca fait toujours plaisir quand on voit qu'on à 50 commentaires à validés...

BowdoxBerlin espère que vous avez passé un bon voyage et que vous reviendrez bientôt sur ses lignes.

# Posté le lundi 23 juin 2008 17:27

Modifié le mercredi 25 juin 2008 06:01

Prologue

Prologue
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« Jour pour jour, heure pour heure, vie pour vie. »

___Faire le lit au carré, aligner les oreillers, nettoyer les vitres, passer l'aspirateur. Voilà comment se résumait mon quotidien. Je ne savais même pas pourquoi j'avais accepté ce travail. Nan mais sérieusement. Déjà que je ne faisais pas le ménage chez moi, pourquoi le faire chez les autres. Et quels autres, des gens complètement transparents, dépourvus de respect envers les personnes qui ont un compte bancaire inférieur à 500 000 euros. Et y'en avait qui trouvait encore à redire. Des trucs complètement inutiles bien sûr, avec à chaque fois dans leurs phrases le fameux verbe : réaliser. Non, je ne réalisais pas. Pour moi, faire le ménage dans la chambre de grandes personalités, c'était mon travail rien de plus. Surêment que j'avais accepté ce poste parce que les horaires étaient pas mals, et surtout parce que j'avais besoin d'argent. Berlin avait beau être une magnifique ville, remplie d'histoire, de gens sympathiques, et de boites de nuits ultras géniales; cette vie était chère. Mais je l'avais choisie comme ça. En partant de Paris, j'avais proclamé mon indépendance. Au desespoir de mes parents qui me souhaitaient de longues et enrichissantes études, j'avais fais mes valises à 18 ans. Jour pour jour, heure pour heure, vie pour vie. Mes parents ne m'en voulaient pas, seulement j'avais fais un choix, j'étais devenue adulte, je prenais mes responsabilités. Alors, avec quelques milles d'euros sur mon compte, je louais un studio en plein centre de la capitale allemande. Même si je passais toutes mes journées à nettoyer, frotter, balayer, j'étais contente de ma vie ici. J'étais le personnel transparent de l'hôtel luxueux. J'étais la fille qui nettoyait votre chambre en 1 heure. J'étais celle qui faisait briller le carlage de votre salle de bain, j'étais la disposition des échantillons. Les cheveux attachés, les vêtements repassés. Le Bac en poche, j'étais partie pour cette vie là. La liberté, c'est tout ce qui m'intéraissait. Et puis il faut bien l'avouer, les filles étaient sympas; le patron d'une cinquantaine d'années me faisait les yeux doux, et les cuisiniers me laissaient goûter à leur nouveaux plats. J'avais la belle vie, en quelque sorte.

___Alors, le soir je me libérais entièrement. Boite de nuit avec les copines, restaurant avec Alex, nuit blanche, toujours avec Alex et parfois les copains. Ma vie c'était ça, je voulais m'amuser, et il fallait que je bosse pour pouvoir le faire. La première journée de travail avait été assez difficile. Mais au bout d'une semaine, je m'étais adaptée au rythme. Ca devait faire a peu près quelques mois que je bossais dans cet hôtel, où j'étais entré par piston. Enfin, c'était plutôt parce que le patron connaissait mes parents, et qu'il m'avait toujours bien aimé. Il disait que c'était du au « charme français », et comme j'avais pas envie de perdre mon travail en lui remettant les yeux en face des trous, je me taisais, et je laissais faire. Après tout il était sympa, il m'avait entièrement formé, et il me payait bien plus que je ne l'aurais pensé.

___Je me battais avec le housse de couette qui valait plus cher que mon canapé, et sans m'en rendre compte je parlais à cette merde de couette dans mon jargon natal. Alors, une fois la bataille gagnée, je m'asseyai un instant sur le lit que je n'avais toujours pas terminé de faire. Recoiffant mes cheveux, je pensais à mon avenir. Alex et moi, les copines et moi, Paris et moi. J'avais beau ne rien dire, la France me manquait. Mais j'étais décidé à y retourner dès que l'occasion se présenterait. Et plus je réfléchissais, plus je me rendais compte que l'argent avait une place extrêmement importante dans chacunes de nos existances. Ma réflexion intense fut aussitôt interrompue par le grésillement du boitié électronique qui permettait d'accéder à la chambre. Je relevai la tête, aperçu une carte du personnel dans une main pafaitement manucurée, et entendai une voix rocailleuse me parler.

___________ _ Clara, dans mon bureau.

___Si je n'avais pas senti une sorte d'urgence dans sa voix, qui me paraissait moins rocailleuse que d'habitude, j'aurai pris le temps de lui expliquer que la chambre n'était pas terminée. Cependant, je préférai me taire et suivre ma patronne, qui paraissait quelque peu stréssée. Je le remarquai à cause de sa marche rapide, qui contrastait avec la marche détendue qu'elle employait les autres jours.

# Posté le mardi 24 juin 2008 06:24

Modifié le jeudi 26 juin 2008 15:18

Chapitre 1

Chapitre 1
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« Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin. »

___ Les couloirs s'enfilaient sous mes pas, et j'avancais la tête baissé, observant les talons de celle qui était venue me chercher il y'avait de ça 30 secondes. Je n'osais pas émettre un son. Elle n'avait pourtant pas l'air en colère, plus embarassée. Mes pieds posèrent leur empreinte sur un tapis rouge, le tapis du bâtiement de l'aile droite. L'aile droite, l'aile de la direction. Je savais desormais où je m'aventurais. J'entrai dans un bureau des plus spacieux de l'hôtel, et m'asseyai dans un des fauteuil les plus confortables. Les rideaux rouges de velours étaient tirés, et semblaient laisser tomber tout leur poids sur le parquet d'origine. Des fenêtres gigantesques, qui ne laissait entrer aucune lumière. Une fois de plus je fus sortie de mes pensées par ma chère supérieure hiérarchique.

___________ _ Clara, il faut absoluement que vous m'aidiez sur ce coup.

___ Je croisai mes jambes, mon uniforme impecablement repassé semblait supporté la douleur. Je tournai la tête dans sa direction, un sourcil relevé et un sourire en coin. En quoi, moi, Clara, aurai-je bien pu l'aider ? Visiblement agassée par mon comportement, ma supérieure croisa les bras et répondit aussitôt.

___________ _ Clara, pas la peine de me regarder de cette manière, vous n'avez pas le choix.

___ Basculant légèrement la tête du côté gauche, je m'aventurai à une seule question. Bizarrement je n'avais pas peur d'être licencié, je me comportais comme si cette personne était mon amie. Pourtant, on ne peut pas vraiment dire que c'était le cas. Je devais la craindre, pourtant je ne le faisais pas. Je n'avais pas peur de dire les choses. Je laissai même un sourire se dessiné sur mon visage.

___________ _ Vous me parlez de quoi là ?
___________ _ Mais enfin Clara, de Cannes !

___ Le pire était que je riai. Pourquoi moi, c'était Lyne qui devait aller représenter l'hôtel avec Madame Klose, pas moi. C'était elle la meilleure femme de chambre, d'après les statistiques. Je n'avais même pas participé au concours qui permettait de se rendre à Cannes.

___________ _ Mais c'est Lyne qui doit y aller pas moi.
___________ _ Changement de programme ! Mdme Klose se leva vivement de son siège.

___ Elle se tenait désormais debout devant moi, j'ai même cru un instant qu'elle allait posé son derrière sur son bureau, replié une jambe qui laisserait entrevoir sa cuisse parfaitement épilée, et par la même occasion posé ses mains de part et d'autres de ses hanches. Mais il n'en fut rien. Elle paraissait à la fois desespérée,et confiante. Embêtée et rassurée.

___________ _ Lyne ne pourra pas venir, à cause de sa fracture au genou. L'hôtel et moi nous sommes donc dans l'obligation de choisir une autre femme de chambre pour représenter l'hôtel avec moi en France. Après mûre réflexion, Monsieur a décidé que se serait vous. Son regard trahissait sa pensée, ça en devenait hilarant.
___________ _ Vous pouvez carrément dire qu'il m'a choisi directement parce que je suis la seule à savoir parler français dans l'hôtel. Ou plus parce que je suis, carrément française. Je souriai avec une arrogance de gamine. J'aimais qu'on ait besoin de moi.
___________ _ Clara, promettez moi d'éviter ce genre d'interventions lorsque nous serons à Cannes. Ce festival est important pour notre image, nous représentons le luxe, une puissance économique. Et Monsieur serait terriblement déçu si notre voyage s'était fait remarqué pour de mauvaises raisons. Vous ne croyez pas ? Comme si je savais pas.
___________ _ Si, j'essaierai d'être sage.

___ J'esquissai un sourire, elle n'était pas vraiment méchante. Elle était juste bouffée par son stress, bouffée par son boulot qui était devenu sa vie. Et je ne voulais pas devenir comme elle. C'est pour ça que j'essayais de ne pas forcément faire le travail qui me plaisait, et pour un premier emploi; c'était plutôt réussi. Franchement, qui rêverait de faire des lits, passer l'aspirateur et tout le reste, pour quelqu'un d'autre. Moi ce dont je rêvais, c'était d'avoir une vie des plus amusantes, de ne pas avoir de quotidien, et au mieux, finir mes jours avec Alex.

___________ _ Vous acceptez ? Dit-elle, légèrement préssée d'avoir la réponse.

___ S'il y en avait bien une qui n'avait pas perdue le file de la conversation, c'était bien elle. J'hésitai un instant à répondre; pour combien de temps; qu'allions nous y faire à par de la parade. Je n'en avais aucune idée, mais ça aurait été trop bête de laissé passer ça. Enfin, j'allais retrouver ma belle France.

___________ _ Oui oui, je viens avec vous. Avec grand plaisir.

___ Ma supérieure hiérarchique, se rassit sur son siège et laissa échapper un soupire d'entière statisaction. Je l'otais d'un poids, visiblement. Et je n'en étais pas peu fière. Elle était sympathique, et j'aimais beaucoup sa façon de parler. Toujours calme, même remontée, avec du vocabulaire qui la rendait deux fois plus intelligente qu'elle ne l'était. Exemple type d'une femme du XXI siècle, heureuse carrière, malheureuse en ménage. Remarquant le sourire qui se tramait sur mon visage, Madame Klose reprit ses esprits.

___________ _ Le départ est à l'aéroport à 15h Jeudi, nous resterons à Cannes jusqu'à Dimanche matin. Prévoyez de jolies choses à porter, privilégiez les robes. N'hésitez pas à être élégante, à donner une image très féminine de vous même. Très épanouie.
___________ _ Pourquoi j'ai pas l'air asssez épanouie ?

___ Et je riai encore plus, la tête que ma patronne faisait était mémorable. Elle qui voulait se conduire en aprfaite diplomate, elle ne s'attendait pas à une réponse aussi vive de ma part. Mais a me faisait rire, je voulais simplement détendre l'athmosphère. Avait-elle réalisé à quel point elle avait pue manquer certaines choses de la vie ? Mais un geste me rassura, je venais de la voir sourire, entre deux mots.

___________ _ Je... Enfin vous m'avez comprise. Dit-elle, un peu gênée.

___ Madame Klose se leva d'un bon, apparement préssée. Elle me serra la main, me remercia du geste que je venais de faire pour la société, et m'invita à lui poser toutes sortes de questions si besoin il en était. Quelques minutes plus tard, je sortai du bureau et me dirigeai à vers la chambre que j'avais abandonner il y'avait de ça 15 minutes. J'étais désolée pour Lyne, et en même temps heureuse de revenir en France. Même si Cannes ne valait pas Paris, le seul fait de savoir que je me trouvais dans ce pays me rassurait, me donnait du baume au coeur. Je traversais les couloirs, mes pensées fusaient, se substituaient les unes aux autres. Il me tardait de lui annoncer la nouvelle. Entrant dans la chambre d'hôtel, je me surpris à fredonner un vieil qui me provenait de ma petite enfance. Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin. Ma route, je la traçais. Le chemin n'existait pas, j'y allais à taton, là où mon intuition me menait. Mon rêve, vivre libre. Mon destin je n'y croyais pas. Je destestais le destin. Il n'y avait rien qui pouvait contrôler ma vie, je voulais la construire sans me dire que tout était déjà jouer d'avance. Et tout en réfléchissant, je faisais de ce lit deux places un vrai chef d'oeuvre. Mon vrai rêve, c'était d'être une artiste. Rien de plus, rien de moins.

___ L'art c'était ma façon de m'exprimer, qu'il se soit résumé à un instrument, un pinceau, quelques lignes ou encore quelques sons. J'avais la passion de l'opignon, de l'expression, de la créativité. Ma façon de vivre c'était celle là, je l'aimais comme ça. Mon studio n'était sans doute pas très grand, mais c'était devenue un atelier. Une galerie, un salle de mixage, une salle de répétition, un endroit squatter par des tonnes de feuilles, de stylos usés, de cartouches d'encre vides. Alors, il paraissait évident que personne ne pouvait croire que j'étais femme de chambre, femme de ménage où tout ce qui vous passe par la tête. Je ne donnais pas de nom ce métier, il me permettait de vivre simplement. Je ne lui donnais pas plus d'importance.

# Posté le mardi 24 juin 2008 13:06

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 13:30

Chapitre 2

Chapitre 2
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« Sea, Sex and Sun. »

___Mon trousseau de clefs avait encore décidé de se faire la mal dans mon sac à main. Un peu agassé par cette bricole qu'on prend toujours avec soit, juste parce qu'on a confiance en personne, j'espérais chaque soir qu'Alex soit déjà au studio. Montant les escaliers, je m'arrêtai quelques minutes devant ma boîte aux lettres pour récupérés mes impayés, et le gros tas de pub qui encombrait la boite rectangulaire accroché au mur du hall. Enfin arrivé devant la porte de mon studio, j'entendais comme à mon habitude mon cher amant chantait Gainsbourg avec une voix de canard enrhumé. Un sourire aux lèvres, j'ouvrai la porte qui donnait sur mon salon-cuisine-salle-à-manger bordélique. Les sacs de courses commencaient à se faire lourd et la première chose que je fis en entrant dans la pièce fut de les posé à terre. Enlevant ma veste typé 80's, je cherchai Alex du regard. J'avais beau l'entendre, j'hésitais encore entre le salle de bain et la chambre lorsque j'aperçu un charmant jeune homme britannique. Habillé d'une simple serviette qui recouvrait le bas de son corps, mon cher Alex chantonnait une brosse à dents à la main.

___Je laissai échapper un sourire à mon contrôle et me dirigeai vers ma mini cuisine, de mon mini appart'. Je rangeai les quelques conserves de légumes dans le placard au dessu de la gasinière lorsque je sentis une main dans le bas de mon dos. Puis une deuxième, et un baiser se posé sur ma joue. Je m'hasardai à une petite blague pourrie de gamine de 5 ans.

___________ _ C'est qui ?

___Mais je pouvais encore m'avouer heureuse, il avait rit. Du moins sourit, je n'avais même pas besoin de le regarder pour le savoir. Je me penchai pour mettre la viande fraiche de chez le boucher dans le frigo lorsque je l'entendis marmoner dans son jargon natal. Je me retournai vers lui, un sourire aux lèvres. A-t-il jamais su à quel point j'aimais son accent de petit anglais bourgoeis ?

___________ _ T'as fais les courses ? Dit-il.
___________ _ Non non, c'est pour ça que j'ai deux poches supers lourdes remplies de bouffe. J'avais envie de m'amuser. Dis-je en réponse à sa question inutile, pendant qu'il rangeait le pain.
___________ _ HA HA HA ! Souria-t-il.

___Je ne pus m'empêcher de l'attraper par le pantalon, seul vêtement qu'il portait sur lui, et le serrai dans mes bras, comme si s'était la toute première fois. J'avais besoin de lui à mes côtés, sentir son sourire et sa présence. Il posa délictaement ses lèvres sur les miennes avant de replacer ma frange en souriant. Il avait des yeux immenses, de beaux yeux marrons. De magnifiques yeux. Il avait toujours l'air endormi, où complètement HS. Il faisait à peu près ma taille, c'est à dire pas immense, mais pas petit non plus. Il avait les cheveux cours, bouffant sur le dessus. Des cheveux bruns épais qui s'arrêtaient à son cou et qui recouvraient légèrement son front. Il avait un visage affiné, voir creux au niveau des joues, mais il n'en restait pas moins l'homme que je trouvais le plus beau du monde.

___Une fois hors de ses bras, je me surpris à contempler mon intérieur. Un peu délabré certes, mais je m'y sentais chez moi. Les nombreux tableaux donnaient un ambiance cosie à la pièce qui lorsque nous l'avions visité, nous avait refroidit à peine entrés. Mais qu'importe, c'était chez nous. Le canapé avait été reculé contre le mur, laissant place à tous les instruments pour s'exprimer librement. Alex était ingénieur son, et passait le plus clair de son temps à enregistré des sons, trafiqué les sons, amélioré les sons, dans l'appartement. Evidemment, il y avait bien des jours où il faisait des va-et-vient incéssants toute la soirée, mais je ne m'en plaignait pas tellement. C'était dans ces moments là que j'aimais l'observer. J'en étais éperdument amoureuse. Moi Clara, 18 ans, presque 19.

___Je m'étais arrêté quelques instants face à la telévision, au moment où le journal de 20h présentait les différents titres. Je me laissai glissé sur le canapé, histoire de me reposer quelques instants. Je ne voyais pas tellement à cause du pupitre qui était placé pile devant moi, mais je m'allongeai de tout mon long, histoire de dire que je voyais parfaitement bien. J'avais une position ambigüe mais je m'en fichais, je voulais savoir ce qui se passait à la télé. Quelques minutes plus tard, Alex me rejoint, un polo bleu sur le dos. Il s'installa après avoir bouger le pupitre de place et s'excusant de tout le bazar qu'il avait fait dans l'appartement. Je le rassurai d'un baiser sur la joue, et me placeai ma tête contre son épaule. J'aimais sentir son parfum, je réalisai qu'il allait me manquer. Je me rendai aussitôt compte que je ne l'avais pas encore mis au courant.

___________ _ Hey tu sais pas quoi !
___________ _ Non mais je sens que je vais pas tarder à savoir ...
___________ _ Je pars à Cannes Jeudi avec la boîte.
___________ _ Ah ouais carrément ... J'attrapai son poignet et le posai contre moi.
___________ _ T'inquiète je reviens Dimanche soir.
___________ _ Mais moi je vais m'ennuier sans toi >_<
___________ _ Et moi tu crois quoi. Nos regards fixaient l'écran télévisé.
___________ _ Ouais c'est clair, avec tes patrons tu vas royalement t'emmerder ...
___________ _ J'avoue ! Mais bon, je vais faire que de la figuration, le soir je m'enfermerai dans ma chambre et je regarderia des films tous plus pourris les uns que les autres ... >_<
___________ _ Pauvre petite chose de mon coeur !

___Il aimait bien m'inventer des surnoms ridicules, était-il vraiment nécessaire de le préciser ? Vers les 21h nous nous décidâmes à cuisiner quelque chose histoire de ne pas aller au lit le ventre vide. Une assiette de pâtes plus tard, nous nous retrouvâmes toujours dans la même position, sur le même canapé, cela dit un peu plus proche de la télévision. Histoire de voir de près les imperfections de la présentatrice et de ses invités. Moi c'est ce que j'aimais, je n'avais pas forcément besoin de sortir à longueur de soir, même si j'étais loin de détesté ça. Du moment que je n'étais pas tellement loin de mes repères et des gens qui m'étaient proche, tout allait pour le mieux. J'appréhendai un peu mon voyage à Cannes. J'étais persuadé que j'allais m'ennuier à mourir. Mais du moins comme me l'avait dit Alex en préparant le repas, j'allais revoir la mer.

___Il avait raison, au moins, le spieds dans le sable, je me sentirai un peu mieux que miltraillée par ma patronne. Mes yeux se fermaient sans que je ne puisse les contrôler. Je décidai d'aller me coucher, suivis de près par mon cher amant. Un passage rapide par la salle de bain, pour déméler mes cheveux bruns, me brosser et enfiler un vieux t-shirt trop grand tout droit sorti de l'armoire de mon concubin; et j'étais opérationelle pour une longue et bénéfique nuit de sommeil.

___Aux environs de 2 heures du matin, je me levai de mon lit, contournai agilement la pile de livre à mes pieds et m'affaissai de tout mon poids sur l'interrupteur de la chambre. Alex se réveilla dans un sursaut et me demanda aussitôt ce que je « foutais » debout, me privilégiant; au passage, d'une petite insulte sympathique bien anglaise. Je me sentai mal à vrai dire, mal de partir. Pourtant il n'y avait pas de raison apparente, mais je sentais que c'est 3 prochains jours allaient vite m'agasser. Alex ne trouva pas mieux comme solution que de m'inviter à reprendre ma place dans le lit qu'il occupait de tout son long. Un sourire coquin aux lèvres. J'entrai dans ma prison dorée. Là où je me sentais le mieux, mieux que n'importe où ailleurs. Au creux de ses bras, proche de son coeur.

# Posté le mardi 24 juin 2008 17:50

Modifié le samedi 19 juillet 2008 15:32

Chapitre 3

Chapitre 3
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« Always love, hate will get you everytime. »

___Je me faisais chier, mais qu'es ce que je me faisais chier. Là sur mon siège d'avion de jet setteur je ne pensai qu'à une seule chose, descendre de cette saleté d'engin qui se vantait à longueure d'année d'améliorer son aisance de vol. En plus la nourriture qu'il se vantait également de servir fraiche sentait la moisissure, ou du moins était pourrie, ou du moins n'avait pas de goût, ou du moins n'était pas aussi bonne que les petits plats de mon amant. Il n'y avait pas à tortiller, je n'aimais pas cet avion, j'avais envie de partir mais le seul fait de me dire que je devais glander pendant au moins 3 heures dans cet avion me mettait le moral à zéro.

___Après, donc, quelques heures d'avion qui m'avait paru durer des siècles, je m'asseyai à nouveau. J'avais besoin de me dégourdir les jambes, de regarder dehors, de sentir le vent, de me sentir un peu revivre. J'avais passer tout le vol à regarder des films pourris sur un écran télé tout petit. J'avais les yeux explosés, ma robe froissée. Et d'ailleures, ça n'avait pas tellement l'air de plaire à Madame Klose, qui en même temps que de répondre au téléphone, lissait la toile bleu de mon vêtement.

___Une fois arrivé à l'hôtel, je marchai droite comme un piquet derrière ma patronne, bousculant tous ces connards de maitres d'hôtels qui me demandaient si je désirai quelquechose. Oui, j'avais une folle envie d'aller aux toilettes, mais le renseignement d'un seul employé de l'hôtel m'avait emplement suffit. J'en avais plus que marre. Ras le bol ou la casquette, comme vous voulez. Quelques minutes après, j'appelai un ascenseur avec Madame Kose toujours collé à son téléphone portable. On aurait du lui coudre à l'oreille, ça lui aurait rendu service. Une fois arrivé au bon étage, nous fûmes accueilli par la représentante en chef des femmes de ménages de l'hôtel. Personellement, je ne voyais pas tellement ce qu'il y avait de fier à être une femme de ménage. Enfin bon, je laissai mes remarques au placard pour dire bonjour à toutes la bandes de nones devant moi. Elles me félicitaient, me parlaient Anglais, Français, Espagnol, Allemand, j'avais même cru comprendre qu'il y avait une Russe. C'était une sorte d'unité d'élite. Le pied.

___Une de mes rencontres m'accompagnait à ma chambre en me parlant de son bonheur de travailler en France. Je réalisai alors que je ne me rendai pas compte à quel point la France pouvait avoir une allure de paradis. Pourquoi, je n'en savais rien, et c'était pas dans mon programme de le découvrir. Alors je marchai en compagnie de cette personne dont je ne connaissai pas le nom, et j'écoutai son français machouiller. Elle était vraiment sympathique et en plus de ça elle parlait quand même bien le jargon du pays. Je l'invitai à entrer dans la chambre que j'allais occuper pendant ces 3 jours. Je rangeai mes robes du soir que j'avais été acheter la veille avec Alex, dans le dressing de la suite, posai ma trousse de toilette dans la salle de bain qui brillait sans que j'y sois pour quelquechose, et m'étalai de tout mon long sur le lit. J'écoutai attentivement tout les dire de mon invitée lorsque je rebondis sur une de ses paroles.

___________ _ Tu connais Paris ? Mes yeux pétillaient, Paris, Paris.
___________ _ Je l'ai visitée l'année dernière, c'est vraiment une superbe ville.
___________ _ Une des trois.
___________ _ Quoi ? Je réalisai que je venais de penser à voix haute.
___________ _ Euh oui. Une de mes trois préférées.
___________ _ Lesquelles sont tes préférées ? J'hallucinai, même les Français ne parlaient pas comme ça.
___________ _ Berlin, Paris et Londres.

___Et comme si elle n'en avait rien à faire, mon invitée continua son long discours reflettant son «incroyable» quotidien au sein de cet «magnifique» hôtel, avant de me remercier de l'avoir entrer et quitter la chambre que j'allais désormais occuper comme il se devait. Mais passées trois bonnes minutes de glande totale, je me souvins du prénom de cette fille : Marilyn. Tout de suite après mon illumination soudaine, je recommencai à me demander ce que j'allais bien pouvoir faire. Il restait deux heures avant ma prestation sur-répétée devant les caméras. Je m'enfoncai confortablement dans le canapé. J'avais le temps.

___J'entendis soudainement comme une voix hystérique hanter le couloir. Je fus surprise par la force que ma patronne utilisa pour ouvrir la porte de ma chambre tout en criant, elle était habillée en robe de soirée noire, discrète mais élégante. Je souriai naïvement, mais il ne me fallut pas beaucoup de temps à comprendre pourquoi elle était dans cet état, et surtout pourquoi elle me regardait intensément de cette manière. Ecrasant du coude un coussin en dentelle jeune, je jettai un coup d'oeil à mes vêtements : jean sérré , chaussures à talons, chemise rayé bleue, gilet d'homme. Oups.

___________ _ Allez debout on a pas le temps de s'admirer ma demoiselle Clara ! Je me levai droite comme la justice et suivait ma patronne comme un soldat au garde à vous.
___________ _ On a encore du boulot ... Souffla-t-elle.

___Ouvrant le dressing de la chambre, elle étouffa un son aigüe en apercevant mes 3 robes. Ses yeux avaient libéré ses rides en forme de pattes de mouche, ce qui laissait deviner que la crème miracle n'existait pas. Et moi, je sourirai. Son rouge à lèvres rouge sang contrastait avec sa peau blanche d'européenne, à croire qu'elle n'avait jamais vu le soleil. Plus j'observais son visage et plus je me demandais si elle avait déjà pris des vacances une fois dans sa vie, et le doute m'était largement permis. Ses cernes maquillées semblaient pesées des tonnes sur sa peau de quardagénaire, le creux de ses lèvres accentuait le dessin de ses fossettes et son nez donnait du relief à son visage froid. Le mascara avait été soigneusement posé sur ses yeux, le fard à paupière bleu réchauffait son regard noir éconduit par ses yeux sombres. Ses cheveux noirs, qui d'habitude suivaient le rythme de ses journées libres-au-vent, étaient attachés et laqués comme on ne peut pas mieux faire, pas un seul cheveux ne dépassait. Je la trouvais jolie, elle était même très jolie.

___________ _ Hum, Clara ... Trois robes ? Dit-elle en tournant le visage de façon à planter ses yeux dans les miens et m'enlever ce sourire idiot qui me pendait aux lèvres.
___________ _ Hum ... Repris-je, insolente. Trois jours, trois robes.
___________ _ Oui ... Souria-t-elle. Détournant une seconde le visage afin de mieux visualiser dans leur ensemble mes tenues, elle replanta ses yeux dans les miens. Faut voir la tête des robes aussi.
___________ _ Comment ça ? J'attrapai chacune de mes robes en énnoncant leur couleur. Gris, Bleu, Blanc. J'attendai l'explication à cette attaque, qui n'était seulement qu'une critique à mieux y réfléchir.
___________ _ Justement, c'est trop commun. Elle reprit les robes et les reposa dans la pendrie avant de m'attraper les mains. Nous réprésentons un hôtel moderne, qui évolue avec son temps, extravagant, branché ... Visiblement les mots lui manquait, je hochai la tête de façon à lui montrer que j'avais compris où elle voulait en venir.
___________ _ Si j'avais su, j'aurais sorti la robe léopard. Souriai-je.

___Puis l'athmosphère changea du tout au tout. Madame Klose ouvrit des yeux immenses avant de me presser au dehors de la chambre. Fermant la porte derrière elle, elle s'assura que je n'avais rien oublier d'important ( portable, papiers, cartes de crédit, etc ) et réalisa que j'avais mon sac à la main. Alarmée par je ne savais pas encore quoi, elle réfléchit quelque seconde avant d'accompagné son regard ébahi, d'un sourire mystérieux. Plus elle me trainait dans les halls, les ascenseurs et les couloirs, plus j'avais peur de ce qui allait se passer. Mes talons résonnaient sur le parquet de la suite qu'occupait ma supérieure. Enfin, elle me lâcha le bras pour me quitter quelques instants, j'aperçu immédiatement une énorme pendule accroché au dessus du lit royal. Plus qu'une heure avant le tapis rouge. Mais qui disait tapis rouge disait photographes, qui disait photographes disait célébrités, qui disait célébrités disait emmerdes. Voilà ce qui m'inquiétait, inconsciemment. Les emmerdes, j'en avais pas besoin, j'en avais déjà assez eu. Un claquement de placard me fit sursauté et stoppait ma réfléxion intense et profonde. J'entrevoyai dans les jointures des portes qui me faisaient face, Madame Klose se hâter vers moi. Son visage était détendu, rieur, moqueur, gamin. Je murmurai aux murs un « Non » de desespoir.

# Posté le samedi 28 juin 2008 14:33

Modifié le mardi 22 juillet 2008 16:36